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 Sonata romantica... Ou pas~

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Ciaossu watashi wa,
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MessageSujet: Sonata romantica... Ou pas~   Jeu 19 Aoû - 20:59

-Holy shit! Pas moyen de dormir!

Tournant et retournant sur mon matelas à moitié explosé, je pestais contre cette maudite insomnie qui durait depuis au moins 5 minutes. Autour de moi, tout était calme. D'un mouvement souple, je me levai et sans bruit arpentai Kokuyo. Non loin, ma douce Chrome dormait, paisible. Malgré les apparences, c'était une sacrée nana et j'étais contente de la compter parmi mes amis. Qui eu cru que sous cette apparence timide et fragile se cachait une volonté de fer et un caractère à la force tranquille? Oui, j'étais fière d'avoir décelé cela en elle et de ne pas l'avoir considéré comme une lavette... Et grâce à elle, j'avais non seulement trouvé une présence fiable et toujours là, mais aussi un toit et.. Oui, une sorte de famille si on peut appeler comme ça cette bande de bras cassés. Oh, je ne reniais pas mes autres amis, loin de là... Mais il est vrai que je passais de plus en plus de temps à Kokuyo land où j'avais à présent ma place attitré. Bon, j'avais dû me taper l'incruste et forcer la main à Ken et Chikusa, mais c'était un détail. Et l'avis de M&M's ne comptant pas... Tout allait bien.

... Ou pas : je n'arrivais toujours pas à dormir! Shit! Discrètement (oui oui, je suis capable d'être discrète, même si comme maintenant je n'ai pas mes rollers aux pieds!), je m'aventurai dans le bâtiment. Rien à signaler non plus du côté des mâles : peine perdue, j'étais la seule âme en peine à être réveillée et bien réveillée! Telle une ombre, je revins sur mes pas et enfilai sans bruit mes nippes, abandonnant sur le lit ce qui me servait de pyjama (c'est-à-dire un caleçon taille XXL et un T-shirt vert pomme du même gabarit ). Puis j'attrapai au passage mes précieux compagnons à roue et sorti du bâtiment, en fantôme solitaire. Puisque Morphée ne venait pas à ma rencontre, j'irais à celle de la ville endormie. Ce serait notre rendez-vous secret, juste elle et moi... Je me sentais un peu comme la gardienne de cette tranquillité, la garante que celle-ci serait préservée jusqu'au petit jour. Devant lequel je m'éclipserais discrètement : peut être enfin gouterais-je à quelques heures de repos, qui sait?

Mais pour l'instant, je roulais, encore et encore. Roll roll roll... Mes rollers avançaient discrètement, avec ce petit bruit quasi inaudible en temps normal, mais qui semblait presque trop fort tant le silence de plombs était dense. Pas un bruit, si ce n'est le passage furtif de quelques voitures qui vite se précipitaient vers leur destination. Mais même ça, c'était trop à mon goût. Au gré d'une ligne droite, je me laissai aller en fermant les yeux, confiante. Je connaissais cette ruelle dont la douce pente me donnait petit à petit un peu plus de vitesse, je connaissais les pierres de cette maison dont je savais qu'elles se délitaient et faisaient tomber des petits gravats sur la voie, je connaissais cette ville comme si elle m'avait faite. Et peut être était-ce le cas après tout. Cela faisait quelques temps que je m'y étais immergée sans réserve. Aime la ville, et elle pourvoira à tes besoins... Aime ta ville et elle t'aimera comme nul autre ne pourra te le rendre.

Soupirant d'aise, j'errais ainsi un moment au gré de mes envies, laissant davantage les ruelles me guider plutôt que de décider de mon chemin. Peut être étais-je folle, mais j'avais vraiment le sentiment que Namimori me protégeait autant que je le faisais à son égard, qu'à cette heure tardive elle me berçait et m'apaisait comme ma mère le faisait...

♫ Here I am - this is me
There's no where else on earth I'd rather be
Here I am - it's just me and you
And tonight we make our dreams come true ♫


Chatonnant presque sans y penser cette chanson de Bryan Adams, je savourais le calme environnant. Tiens, c'était tiré de quel film, d'ailleurs? Pas moyen de me rappeler du titre, mais ça parlait d'un cheval sauvage, et qui voulait le rester. Ouais, j'avais bien aimé ce film : le mustang m'avait fait penser à moi. Libre et sans entrave, j'étais tout aussi décidée que lui à défendre ma liberté...

♫ Here I am - next to you
And suddenly the world is all brand new
Here I am - where I'm gonna stay
Now there's nothin standin in our way
Here I am - this is me ♫


Soudain je m'arrêtai : une mélodie avait attiré mon attention. Tiens, je n'étais donc pas la seule à veiller ? Curieuse, je me dirigeai en direction des jeux d'enfants d'où provenait la musique. Un violon, à ce qu'il me semblait... Mais je n'étais pas une experte en la matière. Débouchant tranquillement entre les arbres par la voie piétonne, je tombai finalement devant les jeux où d'habitude piaillaient une ribambelle de gosses survoltés. Mais là, une toute autre ambiance. Installé au sommet du plus haut toboggan des jeux, un jeune homme jouait du violon. Là, comme ça. Et il en jouait bien, en plus. Difficile de distinguer ses traits, il n'y avait pas de réverbères dans le coin, et seule la lune l'éclaire à contre-nuit (ça ne se dit pas, mais j'm'en fous!). J'attendis qu'il termine son morceau (tant qu'à faire, autant en profiter...), puis je m'avançai un peu plus vers les toboggans.


-Hello ! Eh bah, j'm'attendais pas à trouver quelqu'un d'autre réveillé à deux heures et quelques du mat'! Tu joues drôlement bien, tu sais!
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MessageSujet: Re: Sonata romantica... Ou pas~   Mar 24 Aoû - 10:00

    Une nouvelle fois le rideau de la nuit tombait sur la ville de Namimori. Une fois encore la ville devenait le terrain de jeu favoris d'un jeune homme insomniaque à la recherche d'un amusement quelconque, de quelque chose qui l'aiderait à se sentir vivre. Le fantôme de Namimori allait être lâché dans la nature en cette nuit complètement différente des autres... Pourquoi différente ? Vous demanderez vous sans doute. Mais tout simplement parce que l'astre de la nuit était présent au plus haut dans le ciel nocturne de Namimori...

    Une ombre se détacha dans un quartier à des lieux de Kokuyo, quelqu'un venait de passer par la fenetre d'une des belles petites maisons pour rejoindre le sol. Cette ombre n'était autre que le jeune Kaze Eneara qui une fois de plus souhaitait jouer des tours aux êtres vivants la nuit tout en entrainant ses dons musicaux qui provoquaient des hallucinations à ceux qui l'écoutaient et qui étaient assez crédules pour y croire. Le jeune homme se souvenait encore du premier jour où il avait provoqué des catastrophes en chaîne avec ses "pouvoirs", il avait joué pour la première fois sa symphonie animale. Elle avait fait apparaitre plein de petits animaux aux yeux de tous ceux qui l'avait écouté. Ce concert avait été le plus grands succès de sa courte existence.


    -"Mmm... Il me faut un endroit calme, mais porteur..."

    Prononça le jeune homme dans la nuit en resserant la prise de sa main sur le sac qui contenait son violon. Il avait plusieurs idées, à commencer par le collège Namimori mais il y avait des risques comme rencontrer Hibari. Ce n'était pas la meilleure chose à faire, il l'avait senti en l'affrontant, il était "différent". C'était d'autant plus tentant d'essayer de lui faire mordre la poussière mais... c'était beaucoup trop tôt. Il y avait des cibles qui demandaient minutie et préparation: Kyoya faisait partie de cette catégorie.

    Cette idée en tête, Kaze commença à errer dans les rues de Namimori comme si cela lui était naturel. Être seul, dans le noir, des bruits à la provenance inconnue, cela pourrait faire peur au plus courageux des êtres humains. C'est dans sa nature, il y a toujours une part d'ombre dans le coeur des êtres que l'on préfère oublier, éviter, et la nuit nous le rappelle. Mais le jeune Eneara ne semblait pas particulièrement gené, pour lui ce n'était qu'une douce mélodie qui lui apportait ou non un tantinet d'adrénaline.

    Au détours d'une ruelle, ce fut la révélation. Devant les yeux de Kaze se jouait une scène qui le fit frissoner d'anticipation. Un terrain qui respirait le mystère et l'envie, un terrain vivant le jour mais aussi silencieux qu'un cimetière la nuit. Un terrain de jeu pour enfant bercé par la lumière vacillante de la pleine lune. Tel un trône qui ne demandait qu'à être réclamé, en son centre se trouvait un gigantesque toboggan dont le sommet semblait toucher l'astre de nuit.

    A peine fut-il installé, Kaze se mit à jouer de son violon. Tout d'abords une musique calme, douce comme le vent, qui s'insinue en vous comme une simple brise. Le genre de son qui a pour but de vous entrainer, de vous imbiber de cet univers magique qu'était la musique. Ce n'était qu'une introduction, une mise en bouche, elle ne faisait qu'insinuer la peur au plus profond de l'être qui venait à l'entendre. Il était temps de passer à la vitesse supérieur, Kaze enchaina avec l'hymne des damnés, une musique de son propre cru. Il l'avait écrite en réfléchissant à ce qui faisait le plus peur à l'être humain. La mort, qu'elle soit leur ou celle des autres. Le pire étant quand les morts viennent chercher la vie qui est en nous pour la faire leur...

    Kaze continua à jouer ainsi pendant bien une heure, voir peut-être deux. Le temps passe vite quand on est concentré sur ce que l'on fait après tout. Il avait enchainé deux ou trois musiques avant de se concentrer sur son final qu'il termina sur une note calme et douce.


    "Hello ! Eh bah, j'm'attendais pas à trouver quelqu'un d'autre réveillé à deux heures et quelques du mat' ! Tu joues drôlement bien, tu sais !"

    Bien que surpris par cette intervention venue de nulle-part, Kaze se contenta de poser son violon en souriant à ses côtés avant de détailler du regard la jeune fille qui venait d'entrer dans son espace musical. Elle ne devait pas être beaucoup plus âgée que le musicien étant donné qu'elle portait un uniforme scolaire mais il ne savait pas exactement d'où, c'était la première fois qu'il le voyait. Il détailla ensuite le visage de la nouvelle venue et il en déduisit qu'elle devait entrer dans la catégorie des "filles canon" selon les critères de certains de ses camarades de classe à Namimori. Une beauté différente de celle de Kyoko, par contre.

    -"Bien le bonsoir, mademoiselle..."

    Répondit avec une once de musicalité dans la voix le jeune Eneara du haut de son toboggan.

    -"Merci pour ce compliment mais je dois avouer moi-même être étonné de croiser quelqu'un... ici..."

    Termina-t-il avec un petit rire amusé en faisant référence aux effets hallucinogènes habituels de sa musique sans pour autant parler de l'heure. Ce n'était pas la première fois que Kaze croisait des personnes pendant ses escapades nocturnes après tout. Quoiqu'il ne croisait que peu des personnes qui avaient environ son âge, il est vrai.

    -"Il m'arrive souvent de sortir la nuit pour exercer mes talents musicaux, je suis quelque peu... privé de musique chez moi..."

    La musicalité de sa voix s'était muée en amusement répondant à ses diverses références cachées. Il semblait tout de même qu'il devrait changer d'endroit pour la pratique vu que quelqu'un l'avait repéré, c'était bien dommage. Quoique, peut-être reviendrait-il les soirs de pleine lune, qui sait ?

    -"Et vous miss, n'arrivez vous pas à dormir pour que vous soyez debout en cette heure tardive...?"
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MessageSujet: Re: Sonata romantica... Ou pas~   Jeu 16 Sep - 9:42


Le jeune homme, courtois, me faisait l'effet d'un gosse de riche. Gentil, hein. Mais dans sa manière de parler, ça se sentait qu'il ne venait pas de la rue... Mais ce n'est pas pour autant que j'allais le boycotter! Au fond, chacun vient d'où il peut... Le petit chérubin manquait donc de musique chez lui... Han, je savais ce que c'était que de ne pas pouvoir s'épanouir dans ce qu'on aime. Levant la tête pour lui parler, je remarquai que la plateforme du toboggan sur laquelle il se trouvait était assez grande pour que je m'y glisse à mon tour. Bénis soient les constructeurs de ces jeux, ils avaient même pensé aux voyageurs nocturnes! (ou plus probablement à la file d'attente des gamins, mais bon, ça on s'en fiche, pas vrai?)

- Hum, une belle insomnie m'a prise au dépourvue. Pas moyen de dormir, ça en devient rageant. 'Fin, j'aime ma ville, de jour comme de nuit, donc je m'y promène... 'Ttention, j'arrive!

Bon, là,j'l'avais prévenu! J'espérais pour lui qu'il ne ferait rien d'idiot. Bah, normalement j'avais largement la place, mais on ne sait jamais. M'appuyant sur un mini comptoir parfait pour faire marche-pied et sur lequel je donnai une impulsion (probablement pour jouer au marchand.. Ah la la, ces gamins! ), je saisi la rambarde au vol. Bandant mes muscles, je me hissai par dessus à la force des bras, vaguement aidée par le petit élan pour atterrir derrière le gamin. Oui, bon, gamin, il était à peine plus jeune que moi apparemment... Mais bon! Ceci dit, vu de plus près, c'est vrai qu'il ne me semblait pas vieux. Étonnant qu'un jeune d'une belle maison s'évade en plein nuit comme ça... Un fugueur? Il n'avait pas l'air stressé et son visage ne montrait pas autre chose qu'une tranquille curiosité à la rigueur, en fouillant bien. Un visage aux lignes plutôt pures, d'ailleurs. Mignon, à donner envie de lui tapoter la tête comme à un chaton. On lui donnerait le bon dieu sans confession, à çui-là.

- Désolée du remue ménage, mais j'allais m'faire un torticolis à force de te parler en levant la tête. Et sinon, t'habites dans le coin depuis longtemps? J't'ai jamais vu zoner dans le secteur, pourtant je vadrouille pas mal. C'est même étonnant que personne ne m'ait averti que tu circulais dans les parages...

Ouais, ça, c'tait strange : pourquoi personne ne m'avait dit qu'un classieu (on appellait comme ça les gosses de riches et autres nantis) zonait par ici? Okay, j'étais pas mal à Kokuyoland ces derniers temps, mais je n'avais pas oublié mes amis de la rue, ni qu'une part des quartiers de Namimori faisait partie de mon secteur. J'avais un foutu réseau censé me prévenir des nouveautés, pourquoi personne ne m'avait signalé la présence d'un pied-tendre? Car il n'était pas là depuis longtemps, j'en aurais mis ma main à couper : je roulais trop souvent dans la rue, même de nuit, pour qu'il m'échappe. Ou même qu'il passe à travers la vigilance de mes gars... Ouais, ce mec m'intriguait. Difficile de savoir à quoi il pensait, à vrai dire. Il était tellement calme que ça en devenait déroutant. C'était même pas dans le genre de Kakipi. Nan, là, c'était plus rêveur... Ou peut être était-ce la lune qui me donnait cette impression?

C'est vrai que connaissant Bettsy et les autres filles que je croisais en classe, elles auraient toute nyuté à mort et se seraient fait des films pas possible si elles me voyaient là. J'imaginais déjà les engrenages dans leurs petites têtes se mettrent en marche : une gars, une fille, à deux sur une plateforme étroite sous la lune et dans un endroit désert.. Ah, et 'faut pas oublier le violon : on avait l'intégrale! Tché, qu'est ce que ça peut être niais, une gonzesse quand ça s'y met! C'était dans ces moments là que je mesurais le gouffre qui me séparait des autres classieuses, dites "filles normales". Et on ne me ferais pas croire que le seul fait de vivre dans le rue expliquait ça! J'pense qu'une bonne dose de ma personnalité décalée (parait-il que j'en ai une... Allez savoir) y était aussi pour quelque chose. Et pis, comme disent les aut' gars, j'suis un garçon manqué. J'ai les formes, pas la mentalité.

Bref, je me donnais l'impression d'être comme un chien qui tourne autour d'un objet incongru (z'avez vu : pas parce que je zone dans la rue que je ne connais pas des mots savants!). Qu'à cela ne tienne : si c'était un gars qui s'posait ici depuis un bail, j'allais tirer les esgourdes d'mes poilus et leur expliquer la vie! Et sinon.. J'allais le suivre un peu à la trace, jusqu'à ce que j'en sache plus sur lui. Enfin, si j'arrivais pas à déterminer son profil dès ce soir. J'aime savoir ce qui s'trame dans mon secteur, et qui y circule. Pour en être un moi même, j'me méfiais des électrons libres.


[dsl pour le délaiiii >_____<]
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MessageSujet: Re: Sonata romantica... Ou pas~   Mer 27 Oct - 18:48

    "Hum, une belle insomnie m'a prise au dépourvue. Pas moyen de dormir, ça en devient rageant. 'Fin, j'aime ma ville, de jour comme de nuit, donc je m'y promène... 'Ttention, j'arrive!"

    Répondit l'énergique jeune fille à la question posée par le virtuose. Calmement et intrigué, Kaze observa la collégienne faire des accrobaties digne d'un grand sportif pour se hisser jusqu'à sa hauteur. Le bond final pour atterrir derrière lui fit décrocher un petit sourire impressionné, lui qui n'était pas un sportif ne pouvait rêver une seule seconde de faire quelque chose de ce genre. Pas pour l'instant en tout cas. Tout ce qu'il avait à lui, c'était des réflexes hors norme qui lui étaient parfois vitaux dans certaines situations. En fait, cette situation était amusante à sa manière car la jeune fille semblait tout à fait le contraire du musicien: Directe, flamboyante, sportive et ouverte aux autres.

    "Désolée du remue ménage, mais j'allais m'faire un torticolis à force de te parler en levant la tête. Et sinon, t'habites dans le coin depuis longtemps? J't'ai jamais vu zoner dans le secteur, pourtant je vadrouille pas mal. C'est même étonnant que personne ne m'ait averti que tu circulais dans les parages..."

    Un sourire calme mais toujours un tantinet amusé se trouvait sur le coin des lèvres de Kaze. Elle posait beaucoup de question, peut-être même un peu trop. Mais elle avait réussit à traverser son hall du frisson et de la peur alors, elle avait bien droit à un petit cadeau de victoire. Alors d'une voix énigmatique, le virtuose répondit:

    -"C'est la première fois que je viens ici... et peut-être vos amis m'ont-ils entendus, ce qui expliquerait pourquoi..."

    Cette manière détournée de répondre était une spécialité du fantôme qui en énervait en général plus d'un... comme ses professeurs par exemple ou ses camarades de classe. Toujours est-il que maintenant que Kaze voyait la demoiselle de près, il pouvait détailler sur son visage une certaine force de caractère qu'il n'avait jusqu'alors que peu vu sur quelqu'un. Elle semblait n'avoir aucun soucis qui apparaissait sur son visage, à sa manière c'était rafraichissant.

    -"Vous me semblez bien curieuse... Est-ce si rare de trouver une personne comme moi dans les parages la nuit, mademoiselle...?"

    Il n'y avait pas de point de vue particulier sur sa condition lorsqu'il disait "comme moi", c'était juste une manière de le désigner parmi tant d'autres possibilités. Toujours est-il que la question posée de cette manière pouvait provoquer différente réaction selon la personne et sa manière de penser, une question qui porte à confusion est toujours utile pour connaitre le moi-profond d'une autre personne et seul un bon comédien ou politicien peut y répondre de manière naturelle lorsque pris au dépourvu.
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MessageSujet: Re: Sonata romantica... Ou pas~   Dim 14 Nov - 10:48

- Un gars comme toi? C't à dire? T'es un type du genre particulier? Nan, moi, c'est juste que... Bah j'suis normalement au courant de tout ce qui se passe dans le secteur. Comment dire... J'zone pas mal dans l'quartier, c'mon terrain. Je sais pas si j'suis claire? En gros, tout ce qui s'y passe, je le sais. J'arpente ces rues tous les jours, et mes gars me tiennent au courant de ce qui se trame en mon absence. Du coup, qu'un nouveau débaroule sans qu'on me l'ait dit, ça me paraissait chelou. J'aurais tiré les oreilles à mes poilus s'ils avaient laissé passé un truc pareil.

Le petit sourire qu'il avait esquissé lorsque je m'étais hissée sur la plateforme ne m'avait pas échappé, mais ne me fit ni chaud ni froids. Un gars étrange, ce gugus là. J'avais l'impression que même s'il était juste là, devant moi, à moins d'un mètre, il se trouvait en fait à des bornes d'ici. Strange, mais marrant. N'empêche, il allait falloir que je pousse une gueulante contre mes gars, histoire qu'ils ne se relâchent pas trop non plus. Que je les surveille. Et donc passer moins de temps à Kokuyo land... Bah, tant pis. Vrai que j'y zonais pas mal. Et puis, fallait pas que j'oublie que la rue est ma seule vraie maison.... C'est ça le danger quand on s'plait à un endroit : on oublie l'essentiel. Bref, puisque j'avais décidé de garder au frais de joli petit gardon, j'allais me débrouiller pour pouvoir l'approcher sans soucis. Un proverbe dit "Garde tes amis près de toi, et tes ennemis davantage encore." Ne sachant dans quelle catégorie celui-là jouait, j'allais me parer à toute éventualité. Okay il avait une bonne bouille toute choupi, mais j'étais bien placée pur savoir que gueule d'ange n'est pas cœur saint. Le nombre de gosses que je connais qui détrousserais sans scrupule les pauv' pelo qui passent... Même si çui-là avait l'air d'être un gosse de richard tranquille. J'avais eu quelques visions en débarquant dans le square. Au départ, j'm'étais dit que j'rêvais, genre la musique avait inspiré tous ces trucs... La capoeira me fait souvent ça, elle m'inspire des images qui naviguent dans ma tête et me submerge... Mais une nouvelle idée venait de tapoter ma caboche alors que j'observais ce veilleur : et si 'était lui? Ma jolie ténébreuse me l'avait bien dit, non? Elle pouvait créer des illusions, et ceux qui y croient en sont les victimes. Perso, depuis qu'elle m'a balancé ça, j'crois plus rien d'bizarre et j'en prend mon parti... Mais si lui pouvait aussi faire ça? Après tout, Mukuro aussi pouvait creer ce genre de truc, et à un autre niveau encore! Han, si le môme savait faire ça, raison de plus que je le garde à l'œil. Mais bon, c'juste moi qui hallucinais peut être, du genre, la parano de service...

- Hey, gars! Pisque t'es nouveau dans l'quartier et que perso je l'connais comme ma poche, ça te tente, une petite visite by night? C'est vachte beau! Bon, j'suis en roller, mais t'inquiete, j'roule à ta vitesse! Au fait, moi c'est Sol! Sol Grey Hittô, mais appelle moi juste Sol, j'préfère. And you?

J'étais prête à partir, à lui montrer ma ville et ses multiples facettes. Trop de gens ne connaissaient que le centre et ignoraient tout des vraies merveilles que Namimori abrite. Comme tout, elle avait une multitude de visages, tous aussi intéressants les uns que les autres. De nuit, elle révélait son aspect doux et paisible, aimanyt comme on s'offre à son amant. Paisible, confiante, c'était une belle façon de mieux la connaitre, loin du bruit et de l'agitation. Et puis, outre l'aspect visite guidé, je comptais bien emmener le chérubin du coté des quartiers plus chauds... Autant pour le confronter aussi à ce monde là que pour montrer sa bouille aux gus. Ils n'y seront pas tous, ne rêvons pas, mais une partie veille toujours même si elle ne s'affiche pas forcément. Qu'ils voient le spécimen que j'avais déniché cette nuit et leur avait échappé. Et qu'ils puissent, en fonction, lui faire quelques misères ou au contraire lui accorder un sauf conduit. Parce que sans l'appui de quelques personne du milieu, on ne fait pas long feu là bas. C'est un peu Welcome to the Jungle, quoi.

- Alors, ça t'dis?


(hrp : navrée pour le délai et la qualité du truc ^-^")
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MessageSujet: Re: Sonata romantica... Ou pas~   Mer 15 Déc - 17:05

    "[...] J'aurais tiré les oreilles à mes poilus s'ils avaient laissé passé un truc pareil."

    -"Je vois, tu es la chef d'un groupe de "délinquants" comme les appellent les "adultes" donc... Je me demande à quel niveau d'Hibari-san tu peux bien être..."

    Prononça le jeune homme plus pour lui-même que pour la jeune demoiselle. En général, les délinquants comme ils sont parfois injustement appelés par les autorités, sont forgés par le monde qui les entourent et en font des combattants d'une qualité difficilement trouvable ailleurs. Pas de règles dans la rue, les combats peuvent même parfois tourner au massacre et à la mort, cette pensée fit naitre un petit sourire sombre sur le visage de l'adolescent en manque d'amusement. Toujours est-il que d'une certaine manière Kaze vivait dans le même monde que la rolleuse grâce à Hibari Kyoya, le chef du comité disciplinaire de Namimori.

    'Hey, gars! Pisque t'es nouveau dans l'quartier et que perso je l'connais comme ma poche, ça te tente, une petite visite by night? C'est vachte beau! Bon, j'suis en roller, mais t'inquiete, j'roule à ta vitesse! Au fait, moi c'est Sol! Sol Grey Hittô, mais appelle moi juste Sol, j'préfère. And you?'

    Affichant un petit sourire calme, Kaze rangea le violon qu'il tenait toujours à la main dans son étui en forme de valise avant de se lever et répondre:

    -"Mon nom est Kaze Eneara, Sol-san... Et j'accepte votre proposition avec plaisir, Namimori est encore une partition aux notes inconnues pour moi après tout..."

    Il avait dit cette phrase avec un calme apparent avant de se laisser glisser le long du toboggan en restant debout. Il se rattrapa en bas de celui-ci comme si cela n'avait été qu'un escalier qu'il avait emprunté, faisant simplement un pas devant lui. Le jeune homme n'était pas un maitre des arts martiaux mais, ayant depuis plusieurs années l'habitude de quitter sa maison en plein milieu de la nuit, il avait développé un équilibre au dessus de la moyenne. Il était probable que Sol puisse faire beaucoup plus impressionnant et c'était d'ailleurs ce que Kaze visait: il voulait voir ce qu'elle était capable de faire, ne serait-ce qu'un tout petit peu. L'intérêt, l'amusement... tout cela est souvent dans l'improbable. La demoiselle allait-elle lui montrer une descente improbable ?

    Ainsi donc, l'étui de son violon sur l'épaule et l'archet rangé à sa ceinture, le blondinet attendait avec un visage calme et souriant sous la lumière de la pleine lune.


[C'pourris... x_x]
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MessageSujet: Re: Sonata romantica... Ou pas~   Lun 17 Jan - 19:38

Roooh, comme il parle bien, c'gugus là ! Et que j'te donne du "-san" même si j'te connais pas ! Et que j'fais mon gentil ! Et pis, il faisait des belles tournures de phrases, en plus... Beuh quoi ? C'est vrai ! "Namimori est encore une partition aux notes inconnues"... Ouais, en gros, de belles phrases pour dire qu'il n'y connait que dalle! Et en prime, j'suis une chef de délinquant ? Roh, c'est meugnon, dit comme ça ! Bah il va en avoir pour son argent ! J'vais lui en donner, des notes, ça va swinguer ! Qui a dit que la ville n'avait pas sa propre mélodie ? Sa propre vie tout court, d'ailleurs ? Puisque le gars était sensible à la zic, j'allais lui faire découvrir celle de Namimori ! Parole de Sol ! Baissant les yeux vers lui qui m'attendait en bas, un sourire à la " t'va voir, mon coco ! J'vais te montrer tout ça ! " aux lèvres, je suis bien décidée à lui ouvrir les yeux sur la vraie face de cette ville où j'ai trouvé ma place. Allez hop hop hop, on glisse en bas ! Deux rollers sur la tranche, et me voilà qui slide tranquillement jusqu'à mi parcours avant de bondir à terre avec la souplesse d'un chat. Rien de bien spectaculaire, j'allais pas rouler les mécaniques, à quoi ça aurait servit ? Un joli tour sur moi même une fois les roues à terre afin de m'arrêter, et me voilà dispo pour servir de guide au blondinet !

- Bah alors, tu viens ? Je suppose que tu connais surtout le centre et le quartier résidentiel, donc je vais te montrer l'autre face de cette ville. Pas l'attrape-touriste.

Et nous voilà parti! Comme forcément l'allure d'escargot du petit d'homme à patte m'ennuie plus qu'autre chose (du moins, si je la soutiens en permanence), je roule autour de lui, m'avance un peu, revient à son encontre, esquisse malgré moi quelques pas de capo, m'amuse... Une douce mélodie Baia en tête me donne envie de bouger, de danser, de ressentir un peu plus cette énergie que la ville endormie me procure, de l'exprimer... La chape bleu nuit qui nous surplombe est comme un couvercle, un masque contre lequel nuisances sonores et foule médiocrement insupportable ne peuvent rien faire. Là, on est peinard. Simple, il y a : Kaze, la ville, moi. Pour le moment. J'aime cette ambiance feutrée et tendre, ces ruelles qui s'offrent à nos regard sous un éclairage plus intime. J'suis peut être pas romantiques comme les nanas de mon âge, mais j'aime ma ville, et je ressens bien plus son charme sous toutes ces facettes que toutes les gonzes de ma classe réunies (voir de l'école) ne pourront jamais. Tiens, qui veille encore, pour que cette fenêtre d'immeuble soit encore éclairée ? Et ce lampadaire, qui clignote fébrilement, ils ne l'ont toujours pas réparé ? Han, quelle négligence de la part des services publiques ! Plus loin, sur la droite, on peut entendre de temps à autre le bruit d'une voiture qui passe furtivement, telle une ombre importune. Et elle l'est : qu'on me laisse avec ma ville, qu'on me laisse avec Namimori... Si nous empruntons la diagonale gauche au prochain carrefour, nous passerons devant cette belle maison, toujours éclairée lorsque la Lune nous éclaire. Je crois que c'est un écrivain qui y loge, et à chaque fois c'est à des heures indues qu'il parait le plus actif. Ce royaume la nuit est mon trésor, cet empire le jour est mon énergie. Le bruit régulier de mes rollers sur le macadam a toujours toujours cette sonorité régulière que j'affectionne, accompagné par le rythme tranquille des pas de mon invité. Étrange prince de la nuit, celui-là, mais qui ne manque pas d'intérêt à sa manière. Même s'il a cette manie de répondre bizarrement quand je lui parle la plupart du temps. Du genre des phrases bien articulée de la belle société, mêlé à un brin de ce mystère qu'il semble aimer afficher. Poseur? Même pas, ou pas tant que ça. Bizarre, quoi.

Nos pas nous mènent ensuite devant les grands escaliers, l'un des passages qui conduit aux Quartiers. Une sacrée belle volée de marches que je n'allais pas descendre à côté de Kaze, en fille bien sage. D'abord, parce qu'avec des rollers, ce serait lamentable (et ridicule...), ensuite parce que ce n'est pas pratique (ouais, c'est ça ! Rigolez.... Vous ferez une autre tronche quand 'faudra essayer, tiens!). Et pis aussi parce que bah... Zut, ça me démangeait quand même. Un simple "J't'attends en bas ! ", et me voilà qui saute sur la rambarde de métal avec un cri d'enthousiasme! Youhouuuu! Voici Sol, la reine de la ville tout terrain! Comme pour descendre du toboggan, je slide sur ces rails improvisés, glisse à toute allure en riant ce toboggan de l'extrême. Et bien sûr, vous vous en doutiez, je me moque éperdument des étincelles provoquées par le frottement entre l'armature d'alu de mes Roller blade et la rambarde de métal! Et même, tant mieux, ça brille dans le noir ! Luminou deuxième version ? Me voilà actrice de l'ambiance lumineuse de la ville, le temps d'une descente. Puis, une fois arrivée au terme de ma folle course, je bondis en profitant de l'élan gagné, atterris plus loin sur mes pattes sans ciller. Et bien sûr, je fais mon éternel tour sur moi-même, afin de me stabiliser. Puis, le visage encore rayonnant de cette petite envolée, je m'accoude contre les rails improvisés et observe tranquillement mon gus me rejoindre. Raah, y a pas à dire : ça fait du bien ! J'ai envie de bouger, de danser, d'exprimer cette joie de vivre qui m'habite. Dans ma tête, dans mon corps, dans mon cœur, la Jinga sonne comme une folle, m'inonde de sa gaité et de son énergie. Si j'avais été seule, je serais partie pour une folle course à travers la ville, étoile filante solitaire qui passe en un éclair sous vos fenêtre. Mais je ne suis pas seule. Mais le lieu ne s'y prête pas, du moins pas celui où nous nous rendons.


- Hmm, bon, là on va arriver dans la vieille partie de la ville. C'est là que sont les plus beaux bâtiments et que le quartier s'exprime le mieux, mais c'est aussi là que tu risques le plus de te faire piquer ton portefeuille, mon gars. Gare à tes poches si tu viens ici tout seul!

Et voilà, nous arrivions à la Dead End avenue. C'est moi qui l'appelle comme ça (et d'ailleurs, vous pensiez franchement qu'un pur jap lui aurait donné ce nom? Z'êtes un peu benêt, aussi...), parce qu'elle marque le point de non retour : si tu commences à vivre ici, 'peu de chance que tu en ressortes, sauf un coup de pot miraculeux. 'Pas que ce soit dangereux... 'Fin si un peu. Mais c'est surtout que là, t'as à la fois les gens qui trempent dans des magouilles, un peu de street fighter (même s'ils ne se cantonnent pas à juste ce quartier) et des gars qui comme moi vivent entre macadam et squattes divers. Alors je prend garde de bien rester près de lui, et sens des regards posés sur nous depuis les fenêtres sales. Moi, ça ne me gène pas : je suis chez moi, et bien peu sont ceux qui oseraient me défier. Mais le blanc bec, là, clair qu'il n'est pas dans son habitat naturel. D'où le fait qu'on soit discrètement le centre de l'attention... Ça et là, j'croise quelques connaissances qui se fendent d'un salut discret. La lionne est rentrée, mais elle ramène une drôle de bestiole avec elle.... Alors, j'assume, m'affiche. Parle du quartier, de son histoire. Pas de ses secrets, ni de ses lois tacites. Et pour le street fight non plus, je ne vais quand m^me pas tout lui balancer sans le connaitre plus... Mais pas grave, il y a bien assez à dire pour nourrir une conversation même sans ça....
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Sonata romantica... Ou pas~

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