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 || la Nuisible || U.C.

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Dernière volonté rpg

Ciaossu watashi wa,
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MessageSujet: || la Nuisible || U.C.   Lun 13 Juin - 19:43

Ciaossu... watashi wa Veronica-sama.







     




  • NOM :  Elle n'a jamais connu le nom de sa mère. Elle utilise son surnom, « Nociva » [nuisible], comme nom de famille.
  • PRÉNOM : Veronica. Selon toute probabilité.
  • ÂGE : Là, maintenant ? Plus ou moins 17 ans.
  • SEXE : C'est une façon détournée de lui rappeler qu'elle est plate... ? Fille, bien sûr.
  • ONDE : Nuage.
  • ORIGINE : Sa mère est anglaise, mais elle est belle et bien italienne. Enfin... selon toute probabilité.
  • FAMIGLIA : Giglio Nero, ses bons samaritains ~
     




Ritratto fisico.

Veronica n'est ni grande ni belle. Elle n'est pas petite ni moche non plus. C'est ce qui caractérise le plus Veronica : la norme. Elle est peut-être légèrement plus petite que les filles de son âge, mais on ne le remarque pas vraiment. On ne la remarque pas beaucoup, en fait. C'est ce qui participe à la furtivité de Veronica. On ne la voit pas toujours et on l'oublie assez vite. Pour peu qu'on ne l'ait pas regardé de près. Car un examen plus poussé révèle en regard dérangeant. Très bleu. Hors du temps et de l'espace. Et à la fois très présent. Elle ne vous voit pas mais semble à l'affût de « quelque chose ». C'est assez préoccupant. Mais la majorité du temps, vous ne l'aurez même pas vu passer.

Sa démarche, ni trop raide ni trop souple, est silencieuse. Elle ne marche pas, elle glisse. Elle n'est pas tout à fait normal, mais trop peu anormal pour attirer votre œil. Ses longs cheveux d'un châtain chaleureux retombent en une frange désordonnée sur son front pâle. Tout son corps est d'une pâleur peu commune, ce qui lui confère une aura spectrale. C'est peut-être pour ça que vous ne l'avez pas vu : elle n'était pas tout à fait là... Ses membres sont graciles, des années d'alimentation trop légère ont conféré à son corps cette allure rachitique qui lui vaut sa silhouette de brindille. Ce qui n'est pas sans participer à sa furtivité...

Sur le plan féminité, le bilan est donc plutôt mitigé... Taille de guêpe, oui, mais surtout poitrine à la mode planche à pain. Veronica atteint péniblement le bonnet B, et encore, elle ne rempli entièrement son soutient-gorge qu'en bombant le torse ! Ses membres longs et fins lui confèrent tout de même une allure gracieuse, surtout lorsqu'elle se déplace avec discrétion. Du fait de son corps menu, Veronica contrôle très bien ses mouvements. Elle est assez agile, souple et précise. Donc il vaut mieux éviter de la défier aux fléchettes ou au limbo.

Son visage possède des traits assez fermés. Des petites lèvres minces, un nez court et fin. Ses yeux en revanche son plutôt grands, tout comme le front sous sa frange. Son menton est plutôt court et étroit, ce qui lui confère une petite mâchoire. Son visage est trinangulaire. De manière général, il est peu expressif. Elle plisse souvent les yeux mais ne cherchez pas à analyser cette expression, elle semble finalement assez polivalente...

Côté look, Veronica se laisse aller à des goûts très... personnels. N'essayer pas de comprendre, ses référents n'ont rien d'actuel, voir même d'humain ! Sans exemple précis, on se contentera de dire que dans la tête de Veronica, quand c'est beau pour elle, c'est beau tout court... Cela dit, elle n'a ni vêtement ni matière de prédilection. Elle évite généralement les vêtements trop longs ou amples dont elle ne pourrait maîtriser la tenue en permanence. Elle aime pouvoir bouger avec aisance et se soucis en général moins de son allure que de ses besoins pratiques.

Veronica n'a pas trop d'opinion sur elle-même. Si sa prise de conscience adolescente l'a poussé à vouloir de « jolis » vêtements, elle n'est jamais passé par le stade de remise en question physique. De manière général, Veronica ne s'est jamais beaucoup observée. Elle sait vaguement de quoi elle à l'air et ne s'en soucis pas outre mesure. Sa petite poitrine ne la gêne pas plus que ça mais elle n'aime pas spécialement qu'on lui rappelle sans cesse qu'elle est plate, ce que certains ne se gênent pas de soulever régulièrement...



Ritratto psicologico.

Veronica a l'esprit vif, très vif. Elle comprend vite. Pourtant, elle comprend parfois de travers. Comme le jour où Gamma l'a trouvé. Elle a immédiatement pensé « ce type est dangereux ». Pourtant, quand il a jeté un œil à son couteau, elle a de suite beuglé « C'EST MON COUTEAU TU L'AURAS PAS. ». Sérieux, quelle était la probabilité pour qu'un grand blond dangereux veuille de son canif ? C'est pas totalement random, ça, comme réaction ? Enfin, il lui arrive quand même de pas passer totalement à côté... Il faut dire qu'elle est plutôt lucide, comme personne. Elle sait pas toujours déceler l'hypocrisie parce que c'est pas quelque chose qu'elle a souvent croisé, mais elle sent bien lorsque les gens mentent ou cachent leurs véritables intentions. L'air de rien, elle a de l'instinct. D'ailleurs, à l'expression de son visage, on a tendance tantôt à s'en méfier de trop, tantôt à la sous estimer. En effet, lorsqu'elle voit quelqu'un pour la première fois, elle fronce souvent les sourcils, comme si elle cherchait à passer la personne aux rayons X. Certains prennent ça pour une capacité d'analyse hyper pro alors qu'il est fort probable qu'elle soit en train de penser un truc du genre « sa chemise n'est définitivement pas accordée à ses chaussures ». D'autres la prennent pour une gamine hargneuse qui agite son couteau à beurre pour faire peur aux gens. Alors que non, en fait, elle sait s'en servir. Vrai de vrai.

Elle voit aussi plutôt rapidement ce que les gens pensent d'elle. Quelque fois, elle peut en jouer. Elle peut prendre leur première impression à contre pied. Et même qu'il ont l'air bien bête, après ça. Ça lui fait plaisir de prendre les gens à défaut. On ne peut pas dire que ce soit une bête lorsqu'il s'agisse d'action physique, alors elle essaie de jouer sur la psychologie. L'effet de surprise est en général sa meilleure arme. Parce que niveau discrétion et dissimulation, elle vaut son pesant en ninja. Elle fait ça depuis toujours elle, depuis aussi longtemps qu'Ann a accepté de la laisser sortir seule « à condition que personne ne la voit ». Forcément, ça entraîne... Mais enfin, miser sur la psychologie alors qu'on a parfois l'impression que son jugement est tiré au sort plus que réellement réfléchit, ça reste risqué. Mais elle est comme ça, Veronica, si elle sent les choses, elle y va. Puis elle y va à fond. Si Ann lui a bien appris quelque chose, c'est que quand on nous offre une chance, il faut pas la laisser passer. Et ça, Veronica, ça l'a rendu téméraire. Non, elle n'est pas très forte. Mais si toutefois, lors d'un combat, vous venez à penser « elle ne le fera pas, c'est trop risqué », il y a de bonnes chances que vous vous fassiez avoir. Veronica, elle tente des choses pas toujours très malines. Elle a des cicatrices pour le prouver. Parce que des fois, ça rate. C'est la vie.

Mais Veronica n'est pas qu'une guerrière. C'est avant tout une jeune fille. Elle aime les beaux vêtements même si le terme de « mode » lui paraît accessoire. Si c'est beau, pourquoi ne pas le porter ? Elle n'aime pas beaucoup le soleil, car ses anciennes habitudes nocturnes l'ont trop sensibilisées à la lumière. Elle aime la nuit. Parce qu'il n'y a pas un chat, et ça, c'est synonyme de liberté totale. Elle aime les cadeaux, parce qu'elle n'en a jamais reçu beaucoup. Elle n'est pas hyper matérialiste, elle a peu de choses mais ces choses-là ont toutes pour elle une grande valeur. Elle n'est pas très gourmande, Veronica. Son goût n'a pas été éduqué aux bonnes choses, alors elle ne sait pas toujours les reconnaître. Mais elle sait reconnaître les produits frais, à force d'en avoir volé sur le marché. La nourriture toute prête, c'est pratique, mais ça ne ressemble pas à de la « vraie ». Veronica à quelques notions de cuisine, mais ça ne l'intéresse pas tant. Veronica mange pour vivre et ne vit pas pour manger.

Ce que Veronica aime chez les gens, c'est d'abord la franchise. Elle déteste les gens qui se donnent des airs. Veronica ne fait pas souvent confiance, alors Veronica n'est pas souvent trahie. Peut importe si elle vous aime bien, tout le temps que vous passez avec elle, Veronica, il lui faut plus. Il faut qu'elle le sente. Et pour ça, rien de ce que vous ne pourrez faire n'influera sur son opinion. Il faut juste attendre et voir. Pourquoi attendre ? On ne peut pas dire qu'elle ait beaucoup à offrir... Mais Veronica sait écouter, elle comprend, et elle conseille, aussi. L'air de rien, elle en sait suffisamment sur le fond des choses. Même si sur la forme, c'est une excentrique étrangère à la vie moderne. Elle a dû mal avec la société, les codes et les coutumes. Mais les sentiments, elle les comprend plutôt bien. Pour peu que vous lui en parliez. Il ne faut pas se fier à son opinion sur votre nouvelle tenue, mais elle pourra sûrement vous aider à régler un problème personnel. Parce qu'elle voit les choses différemment, en fait.

Veronica est plutôt facile à vivre, tant qu'on ne met pas le doigt là où ça fait mal. Si vous la provoquez sans argument digne de ce nom, elle sera plutôt molle. Mais la peur et la colère sont ses principaux moteurs dans un combat. Veronica n'a pas peur d'être blessée, elle a juste peur de mourir. L'idée de s'éteindre comme Ann, d'un coup, sans rien pouvoir y faire, la terrorise. Pour autant, elle n'a pas peur des morts. Seule sa propre mort l'effraie. Elle est plutôt calme tant qu'on ne l'empêche pas de faire ce qu'elle veut. Elle ne supporte pas qu'on la limite. Ça lui rappelle trop son passé de frustration. Elle est sombre souvent, par défaut. Plongée dans ses souvenirs, rien n'y évoque un sourire. Ne cherchez pas à en savoir davantage, elle tourne à l'héroïne tragique. Sortie des méandres de son esprit, sa vie de causette est par sa bouche dramatisée. Elle ne sait pas en parler sans évoquer tous ses sentiments de l'époque. Ce n'est bon ni pour vous, ni pour elle.

Que dire de plus ? Ce qui la rend heureuse... ? Ah ça... Des choses simples, souvent. Inattendue, aussi. Par exemple, elle aime bien trouver des formes autour d'elle. Dans les nuages. Dans son assiette. Dans un tas d'ordures. Elle vous tirera sûrement par la manche en commençant sa phrase par « Regarde, on dirait trop... ». Une giclée de sang en forme de fleur la mettra de bonne humeur pour la journée, « parce que c'est pas commun, quand même ! ». Elle a appris à lire très tard et évite donc les ouvrages compliqués. En revanche, les bandes dessinés sont les bienvenues. Surtout les comiques. Mais elle n'aime pas être surprise en train de rire devant une BD, elle se sent ridicule. Si vous lui faite remarquer, elle vous boudera. Elle est réceptive à toute sorte d'humour, sauf si c'est trop complexe. Veronica pense que les choses drôles ne devraient pas être compliquées. Elle aime réfléchir et elle aime rire, mais pas les deux à la fois. Elle aime faire les antiquaires et les brocantes, les choses anciennes attisent sa curiosité.

Veronica paraît toujours plus mature lorsqu'elle parle de sentiments, mais elle devient infantile lorsqu'on veut l'obliger à faire quelque chose. Veronica ne sourit ni ne rit sans raison, ce qui lui donne souvent l'air taciturne, lorsqu'elle se promène seule. Quand quelqu'un lui parle, elle a toujours l'air intéressée. Elle qui n'a jamais lu beaucoup, c'est par les autres qu'elle a appris tout ce qu'elle sait. C'est pour cela qu'elle connaît la valeur d'une oreille attentive. Et furtive, en plus de ça ? Vous l'aurez compris, Veronica a aussi tendance à écouter à tort et à travers. C'est un défaut qu'elle ne semble pas vouloir corriger. Mais qu'importe, puisqu'elle n'en parle en personne ? Sauf si ce que vous dites à un quelconque intérêt pour elle ou quelqu'un de sa connaissance... Les informations, on sait toujours quoi en faire dans ce milieu. Car malgré tout, Veronica a un grand sens du devoir et tient à remplir correctement ses fonctions dans la famille. Elle peut en cela devenir particulièrement loyale...

Voilà, je crois que nous avons fait le tour. On pourrait sûrement encore en dire beaucoup sur Veronica, comme sur n'importe qui d'autre. Il y a un peu de tout, de ses goûts, de ses attitudes, de son caractère, juste de quoi savoir à quoi vous en tenir. Mais si vous voulez en savoir davantage, vous savez quoi faire...





DEUVINE C KI!!!! LOOOOOL



  • Pseudo: Vicky Venin.
  • Age: 19 Eclairs de feu.
  • Loisirs: TE FAIRE PERDE TON TEMPS MOUAHAHA. Et Rpg, manganime, graphisme... Les trucs habituels.
  • Comment avez vous connu ce forum: Oma Desala... Pardon. Omama... PARDON. Omaha ~
  • Un petit commentaire: Je. Tu Il. Enfin... Non, en fait. Voilà.



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MessageSujet: Re: || la Nuisible || U.C.   Lun 13 Juin - 19:46

Veronica no Storia.
Ça a commencé, comme toutes les histoires de princesses, par une petite fille qui n'avait pas eu de chance. On sera tous témoin de son existence misérable, on la verra se tirer des griffes de sa marâtre, on sentira arriver le prince charmant, et enfin on regardera la princesse passer les portes de son nouveau château... Sauf que. Sauf qu'elle est pas si jolie, sauf qu'elle crache sur les belles robes, sauf que le prince, il est pas si charmant, sauf que le château, ce sera pas le sien. Sauf qu'en fait, c'était pas une princesse. Et bah, ça commence plutôt mal cette histoire...


I. M A D R E / I N D E G N A
    Prénoms : Ann, Elizabeth
    Nom : Hamilton
    Pays d'origine : Angleterre
    Adresse actuelle : quartier de Subure, Rome
    Pseudonyme professionnel : Pearl
    Supérieur hiérarchique : aucun

1. Heureux évènement

Une fausse couche. Elle aurait tout donné pour une fausse couche. Mais non, cet œuf pourri avait tracé sa route, envahi son utérus et gonflé son ventre anciennement plat. Et merde. Et le Papa ? … Quel papa ? Comme si elle s'en était préoccupée en temps voulu... Et merde encore. Elle aurait pu le coller à quelqu'un d'autre, ce marmot, mais ça pouvait être n'importe qui, le père. Maintenant, il était un peu tard. Elle avait pas capté le retard dans ses règles, elle avait pas calculé les nausées -trop de raisons de gerber dans sa vie- et elle avait rien compris aux soudains kilo de trop. Ennuyeux, comme affaire. Et il est arrivé. Enfin « elle ». Pour ce qu'elle y connaissait, en anatomie, ça avait tout l'air d'être une fille. Mais ça, on le voyait pas forcément au premier coup d'œil. Elle avait rien du genre « joli minois » ou autre, qui aiguillerait sur le sujet. A la naissance, ils se ressemblent tous, bienheureux les parents qui retrouvent le leur au milieu d'une marée de nouveaux nés.

C'est Chiara qui l'avait aidé à l'expulser, ce machin-là. Même que les draps du lits en avait pris un coup. Du rouge partout, y'avait qu'un meurtre qui pouvait en faire autant. Mais non, loin d'une mise à mort, c'était une mise au monde. Une de celles dont on se serait bien passé. Chiara l'a essuyé vite fait avec un chiffon humide, l'a tendu à sa mère et les a regardé toutes les deux d'un œil suspicieux. « Tu comptes en faire quoi ? ». Ann accuse le coup. Ce truc braille, il est tout rouge et tout sale, mais il vient de son bide, quand même. Son bide à elle. Y'a combien de pourcentage de matière qui lui appartient, dans cette chose ? La moitié, peut-être ? C'est toujours de la matière qu'elle pourra pas récupérer. Et l'autre moitié, elle est bien à quelqu'un, hein ? Donc elle tient quelque chose à revendiquer, là, n'est-ce pas ? Comme de l'argent... beaucoup d'argent.

Si elle retrouve le père, ça aura été un bon investissement, au final. Allé, on peut pas se permettre de gâcher une chance comme ça quand le destin nous la jette en travers de la route... « J'le garde. Ça peut toujours servir ». La copine est plutôt surprise, pour le coup. Dans les options elle n'envisageait que « poubelle » ou « orphelinat ». « Parce que tu t'y connais, toi, en gosse ? Et attention, c'est du pré-gosse, ça, en plus, tu le lâches trente secondes et il peut clamser sans que tu vois rien venir ! ». Ann se fâche aussi. Elle fait ce qu'elle veut, putain, c'est sa vie. « Et toi, tu t'y connaissais peut-être, Madame Sœur accoucheuse ? Moi aussi je peux improviser, faut pas croire ! ». Chiara la laisse, elle, son truc informe et ses illusions. Elle part et elle laisse Pearl en sachant pertinemment que dans la profession, congé maternité, ça veut dire retraite. Elle verra bien, quand elle aura plus que son gosse à bouffer. Elle suppliera, mais Chiara, elle sera plus là. Tanpis pour elle.

2. Ainsi va la vie

Ann l'a fait quand même. Et Ann a réussit. Mais pas comme elle aurait voulu... La petite a maintenant cinq ans. Elle a changé de prénom plusieurs fois, Ann était pas trop sûre. Au début, elle en a pas donné. « C'est son père qui verra, quand il l'aura récupéré ». Puis elle en a eu marre de la désigner par « machin », « la petite », « la gosse ». Elle l'a appelé « Margaret ». Puis elle a trouvé ça trop guindé. Elle a gardé un moment « Sonia », puis elle a trouvé que ça manquait de panache. Après Julia, Ophelia, et même Ann dans un élan de tendresse, elle fini par se décider. C'était pas le meilleur prénom, mais il lui allait plutôt bien. Elle souriait toujours quand elle le disait. A partir de trois ans, la petite s'appela Veronica. Cela fait deux ans maintenant, Veronica a bien intégré son prénom, ainsi que deux trois autres petites choses...

Quand Maman dit « reste au salon », c'est très important. Si on sonne à la porte, Veronica doit demander « c'est pour qui ? ». Si la personne répond « Pearl », Veronica doit passer un bout de papier et un stylo par le trou de la boîte au lettre, puis les reprendre quand la personne a laissé son message. Si un autre prénom est cité, Veronica doit dire « elle n'est pas là pour le moment, revenez plus tard ». Veronica a cinq ans et elle sert de répondeur à sa prostituée de mère. Car Ann a repris du service. Dès qu'elle a compris que la petite serait capable d'obéir à un ordre comme « reste au salon », elle a su qu'elle ne serait pas gênée dans ses activités. De plus, Veronica ne lui posera jamais de problème. Veronica ne mettra jamais son nez dans ses affaires. Car elle ne compte pas lui apprendre à lire. L'existence de Veronica est tenue secrète, Ann n'a de compte à rendre à personne. Elle a abandonné l'idée de retrouver le père, alors elle cherche à mettre à profit ce qu'elle est obligée de considérer comme son enfant. Veronica saura compter.

Elle, elle a su lire. Ann a su lire, Ann a su les langues, Ann est tombée amoureuse de l'italien, est partie d'Angleterre à l'aide d'une bourse et ne l'a plus quitté. Elle n'a pas jugé bon d'apprendre l'anglais à la petite, puisqu'elle était destinée à rejoindre son italien de père. Mais Ann ne lit plus. Ann a renoncé depuis longtemps aux études, au travail, parce que ça, ça rapporte plus. Et plus vite, surtout. Ann a vingt six ans et elle fait au mieux... pour elle. Il ne lui est pas nécessaire que Veronica sache lire. Mais c'est utile qu'elle sache compter. Il faut savoir compter l'argent. Alors déjà, Veronica commence à compter. Elle s'entraîne avec tout et n'importe quoi. Les clous dans les planches. Les gens qui viennent frapper à la porte. Les bouts de papier sur le meuble de l'entrée. Veronica ne sait même pas écrire son prénom, mais elle noircie des pages de chiffres, de procédés mathématiques primaires et futiles.

Veronica ne sait pas lire mais elle n'a jamais raté une addition. Mais son hobbie du moment, ce sont les multiplications. Elle commence tout juste, mais elle progresse déjà très vite. C'est normal. A l'âge où les enfants sont bombardés de connaissances diverses sur la vie et le monde, Veronica, elle, ne fait que ça. Ann est plutôt enthousiaste, elle est en train de former la future trésorière de sa petite entreprise. Car Ann est réaliste. Elle va finir par vieillir, et elle ne pourra plus faire tout ça. Alors elle a eu une idée. Tant qu'elle est jeune et jolie, mettre en confiance de jeunes étudiantes, comme elle l'était à l'époque, leur montrer tout ce que la profession offre, tout ce qu'elle a de valorisant. Sans blague. Car le plus fort, dans le métier, c'est qu'on arrête rarement avant d'y être obligé. Ça paie trop bien. Pour cela, Ann économise, car il lui faudra investir dans un locale. Il lui faut des chambres, plein de chambres. Mais Veronica a déjà sept ans et gère très bien le budget. Ann a même investi dans un manuel de mathématiques niveau collège et enseigne à sa progéniture, lorsqu'elle n'est pas occupée à faire rentrer de l'argent.

Mais elle s'inquiète un peu. Il y a quelque chose qu'elle a oublié d'enseigner à sa gosse, dans le monde cruel où elles vivent. La petite Veronica grandi dans l'ombre, n'est pas confrontée à grand chose et, conséquemment, ne sait aucunement se défendre. Ça, c'est un problème. Si Ann ne veut pas l'avoir toujours dans les pattes, il va falloir y remédier. Mais que faire ? Ann ne tient pas à perdre son temps, après tout, elle a appris toute seule. Ce qu'il lui faudrait plutôt, ce serait un accessoire, quelque chose qui puisse faire mal à sa place. Elle déniche alors dans une boutique inquiétante de Subure un petit cran d'arrêt nacré... Le vendeur n'a plus que la peau sur les os mais semble s'y connaître en lames. « Couteau pliant à cran d'arrêt, blocage de la lame par cran d'arrêt à pompe, plutôt ancien, français en plus ! C'est une dague de ''vertu'', ou dague de ''pute''... Dites, vous êtes desquelles ? ». Ann passe sur le commentaire graveleux et demande le prix. « Cher. Très cher. Mais vous êtes plutôt mignonne alors je vous le laisse pour... disons sept cents milles lires. » Ann fulmine mais fait mettre l'article de côté. Ça y est. Elle l'a, le coach de sa gosse. Un soucis de moins.

3. Développement personnel

Veronica, on ne lui a pas appris à vouloir des choses. Parce qu'on ne lui a jamais demandé « qu'est-ce que tu veux ? ». Alors elle avait déjà voulu des choses, mais pas assez consciemment pour chercher à les obtenir. Seulement, Veronica grandi. Elle a maintenant dix ans et, sous réserve de discrétion extrême, elle a le droit de sortir un peu seule. Mais toujours accompagnée de son couteau, bien sûr. Un jour qu'elle était tapie dans une ruelle sombre, un groupe de collégiennes vint à passer. Elles étaient toutes joliment habillées, bien que sans apparat, et l'une d'elle tenait un livre dans ses bras. Elle parlait de l'école, de leur dernière lecture obligatoire. Que l'histoire n'était pas si mal, un peu longue cependant. Qu'elle aimerait bien rencontrer ce personnage idiot qui voyait des choses qui n'existaient pas. Et lui dire deux mots de ses divagations. Un personnage... Veronica n'était pas sûre de comprendre. Que ce passait-il dans un livre ? Que pouvait-on bien montrer avec tous ces petits caractères étroits, sans aucune image ?

Elle avait déjà ouvert un livre, mais elle n'y avait strictement rien compris. Pour cela, il fallait savoir « lire ». Et quand Veronica regardait autour d'elle, il lui semblait que tout le monde, à part elle, savait lire. Même Ann savait lire. Elle savait bien où on apprenait à lire, là où elle ne pouvait aller : à l'école. Elle avait demandé à Ann, une fois, pourquoi elle n'allait pas à l'école avec les autres enfants. Ann avait répondu que, si les gens connaissaient l'existence de Veronica, il l'emmèneraient. Que Veronica ne pourrait plus jamais voir Ann. Alors Veronica n'avait pas insisté. Mais plus elle grandit, plus la petite devient curieuse. Plus il lui semble étrange et injuste de ne pas faire comme les autres enfants. Les autres enfants ne se cachent pas. Les autres enfants sont souvent dehors. Les autres enfants sortent avec leurs parents. Les autres enfants appellent leur mère « Maman ». Veronica a essayé une fois, mais Ann s'est fâché.

Veronica jette un œil agacé à son vieux pantalon de toile, à sa chemise rapiécée et à sa veste trop grande. Les autres enfants ont des vêtements d'enfants. Avec des couleurs, des tailles adaptées. Du tissu neuf et solide. Veronica s'imagine, marchant elle aussi parmi les jeunes filles, dans une jolie robe bleue, discutant de lecture. Elle sort son cran d'arrêt et joue avec la lame. Elle se dit qu'elle pourrait peut-être en tirer quelque chose. Après tout, elle n'en a jamais eu besoin. Veronica hésite, cependant... c'est quand même le seul cadeau que Ann lui ait jamais fait. Mais c'est bien à cause d'Ann qu'elle ne peut rien avoir. Alors tanpis. Et sans prendre conscience des conséquences, attitude propre aux enfants de son âge, Veronica profite de l'obscurité du début de soirée pour entrer dans la première boutique venue...

Une demie heure plus tard, Veronica, piteuse, suit sa mère. Elle n'a pas choisit la bonne boutique. Le monsieur l'a reconnu. Il a appelé Ann. Il était un peu fâché que Ann ne soit pas plus reconnaissante. « Tu as de la chance que Chiara m'en ait parlé, Ann, sinon ta gosse, elle serait déjà en foyer à l'heure qu'il est ! ». Ann a vaguement remercié, empoigné Veronica par le bras et est sortie. Le retour se fait en silence, le long des interminables escaliers de pierre qui mènent à la maison, jusqu'à ce que Veronica craque. On ne lui a jamais demandé ce qu'elle voulait, mais elle va le dire quand même...

Alors qu'elles sont presque arrivées en haut, Veronica s'arrête. « Ann, je veux apprendre à lire ». Ann ne se retourne même pas. Elle prononce un « non » qui sonne comme une évidence. Et qui résonne à l'oreille de la petite comme une sentence. Mais loin de se dégonfler, Veronica puise dans ce ton sans appel la force de gonfler ses petits poumons et entonne de toute sa voix : « Je veux savoir lire ! je veux des livres ! je veux aller à l'école ! je veux de beaux vêtements ! je veux parler aux autres enfants ! je veux me promener sans me cacher !! ». Ann se retourne alors et et lui attrape violemment le poignet. « Tu n'auras rien de tout ça ! ».

Veronica est frustrée comme jamais, les larmes lui montent aux yeux. Ann lui fait mal, mal au poignet, et mal au cœur aussi. Ann ne l'aime pas, elle le sait bien. Ann ne l'a jamais aimé. « J'ai mal... lâche moi ! ». Et, joignant le geste à la parole, elle tente de dégager son poignet d'un geste vif du bras. Ann ne s'attendait pas à autant de résistance. Ann suit le mouvement du bras. Son corps bascule à côté de celui de sa fille, elle cherche la marche inférieure du bout du pied. Mais elle ne la trouve pas. Sous la surprise, l'emprise de sa main se dessert et Veronica récupère son poignet. Bruit de chute interminable. Veronica se retourne. Ann n'a pas réussit à trouver la marche inférieure. Ni celle d'après. Ni encore celle d'après. Elle n'en a trouvé aucune. Son corps git en bas, loin tout en bas, là où une petite flaque rouge commence à se former.

Sous la lueur du lampadaire, Veronica voit d'ici que ses yeux sont toujours ouverts. Pourtant, elle ne bouge pas. Mais elle est toujours aussi jolie. D'ici, elle ressemble à une poupée désarticulée. Mais ce n'est plus son problème. Veronica a une petite idée de ce qui l'attend. Elle rentre à la maison, récupère les économies de Ann -celles-là mêmes qu'elle a dû compter et recompter, son manuel de mathématiques, puis elle repart. Elle sait. Elle sait que quelqu'un va trouver Ann. Elle sait que des gens connaissent sont existences, qu'on risque de la chercher. Veronica fuit le quartier de Subure.


II. B A M B I N O / S E L V A G G I O
    Prénom : Veronica, le dernier en date...
    Nom : inconnu
    Pays d'origine : Italie
    Adresse actuelle : un peu partout, Rome
    Pseudonyme professionnel : la petite Voleuse
    Supérieur hiérarchique : aucun


U.C.

[promis je fini sous peu, mais je me suis dit qu'il y avait déjà pas mal de matière et que ça vous éviterait une overdose de lecture \o/]


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MessageSujet: Re: || la Nuisible || U.C.   Mar 14 Juin - 10:11

OUI JE.

Toi. What a Face

Bienvenue What a Face

Pour le moment, je ne vois rien à redire sur le personnage ni les descriptions. C'est clair et bien écrit ♥️ Vivement la suite ♥️

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"Caro mi è il sonno. È più l'esser di sasso mentre che il danno, è la vergogna dura; non veder, non sentir, m'è gran ventura; però non mi destar; deh, parla basso."

Michel angelo .
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MessageSujet: Re: || la Nuisible || U.C.   Sam 9 Juil - 8:45


    Des nouvelles ?

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MessageSujet: Re: || la Nuisible || U.C.   Jeu 28 Juil - 22:00

Des nouvelles Veronica?

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MessageSujet: Re: || la Nuisible || U.C.   Mar 16 Aoû - 22:42

MILLE EXCUSES. J'ai été absente partout pendant longtemps et j'ai pensé à prévenir qu'à un seul endroit Q.Q

Malgré tout, en vacances, avec mon netbook (sans internet bien sûr, faut pas rêver non plus) j'ai AVANCE NICKY. Oui, comme je viens de le dire, je n'ai pas fait que perdre mon temps à visiter le mon StMichel où y'a que des boutiques cadeaux anti-spirituel avec des machins Hello Kitty et des baraques à frites, NON CHERS LECTEURS -ou pas- j'ai aussi empêché mon frère de dormir en tapant l'histoire de Nociva en pleine nuit ~ Malgré tout, il me reste encore un bon tiers de son histoire à écrire mais je vais faire de mon mieux ! Dès que j'ai fini la deuxième partie je la poste o/
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Ciaossu watashi wa,
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|| la Nuisible || U.C.

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